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Radioprotection d'un grand chantier de génie civil dans la zone d'exclusion de Tchernobyl

J. P. Caradec
2005 Radioprotection - Revue de la Societé Francaise de Radioprotection  
Manuscrit reçu le 28 février 2005, accepté le 23 août 2005) RÉSUMÉ Depuis le tragique accident du réacteur n°4, les unités 1, 2 et 3 de la centrale de Tchernobyl (ChNPP) ont été successivement arrêtées. Or, depuis l'indépendance de l'Ukraine en 1991, la Russie n'assure plus le traitement du combustible irradié ukrainien. L'Ukraine, avec l'aide de la Communauté internationale, a donc envisagé une solution d'attente. En juillet 1999, à l'issue d'un appel d'offres international, le ministère
more » ... le ministère ukrainien, EnergoAtom, retient un consortium de trois entreprises françaises, Framatome, Vinci Construction et Bouygues Travaux Publics, est retenu pour la construction d'un centre de stockage intermédiaire de longue durée du combustible usé des unités 1, 2 et 3, l'« Intérim Storage Facility-2 » (ISF-2). La construction démarre en mars 2000. La spécificité de ce chantier de génie civil est son déroulement dans la zone d'exclusion, au voisinage immédiat de la centrale accidentée. Les exigences de sécurité radiologique liées à l'implantation d'un tel chantier dans un environnement contaminé font l'objet de la présente synthèse. Après une description succincte du projet, de son environnement et des dispositions de sécurité radiologique, l'article présente les particularités du chantier. Le contexte local de culture de sûreté, différent de celui existant en Europe, a pu parfois générer de l'incompréhension ou des malentendus entre les acteurs occidentaux et ukrainiens et créer quelques difficultés. Afin de développer une prise de conscience du risque radiologique, l'ensemble du personnel expatrié et ukrainien a reçu une formation pendant toute la durée du chantier. Grâce aux importants moyens engagés et aux actions de prévention, de formation et de contrôle, le chantier s'est déroulé sans problème majeur. L'expérience ainsi acquise peut indubitablement apporter un enseignement profitable pour des situations semblables. ABSTRACT Radioprotection on a large construction site located in the Chernobyl exclusion zone. Since the tragic accident of the reactor n°4, units 1, 2 and 3 of the Chernobyl Nuclear Power Plant (ChNPP) have been successively stopped. However, since the independence of the Ukraine in 1991, Russia becomes no longer responsible for reprocessing Ukrainian spent fuel. With the support of the International Community, Ukraine agreed to an interim storage solution. In July 1999, following an international invitation to tender, Ukrainian Ministry, EnergoAtom, chooses a consortium of three French companies, Framatome, Vinci Construction and Bouygues Travaux Public, to build an storage facility. Construction of the "Interim Storage Facility-2" (ISF-2) for long term storage of the spent fuel from Chernobyl Units 1, 2 and 3, starts in March 2000. The specific feature of this civil engineering project is its location in the vicinity of the power plant, within the "exclusion zone". The setting up of such a major construction site in a contaminated environment requires a particular attention in radiological safety field. After a brief description of the project, of its environment and radiological safety provisions, this report details the safety measures put in place and the peculiarities of the site. Different safety cultures and occasional misunderstandings between Ukrainian and Western staff created additional difficulties. In the radioprotection field, the French companies committed significant means and undertook prevention training activities in order to develop awareness of radiological risks by both expatriate and Ukrainian personnel. The experience gained on this site may be described as beneficial in the sense that it teaches lessons for use on future sites in similar conditions.
doi:10.1051/radiopro:2005024 fatcat:qty64nqzv5hsbb42zearan67vy